Splitting the Atom

Massive Attack à fait réaliser 2 clips pour « Splitting the Atom« . L’ un, lors de la sortie en sept. 2009, l’ autre à la sortie de l’ album.

De style radicalement différents, ils sont tous les deux impressionnant à leur manière.

Clip Massive Attack : Splitting the Atom par Baillie Walsh
-  Album : Heligoland
-  Titre : Splitting the Atom featuring Daddy G, Horace Andy, 3D
-  Clip réalisé par : Baillie Walsh
-  Clip sortit en Septembre 2009 avec l’ EP « Splitting the atom »

Splitting the Atom par Baillie Walsh

Clip Massive Attack : Splitting the Atom par Edouard Salier
-  Album : Heligoland
-  Titre : Splitting the Atom featuring Daddy G, Horace Andy, 3D

-  Clip réalisé par : Edouard Salier
-  Clip sortit en Février 2010 avec la sortie de l’ album Heligoland

Splitting the Atom par Edouard Salier

Voici un dessin / story board du clip fait par Edouard Salier.

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Flat Of The Blade

Ce titre appelé à l’ origine « Bulletproof Love » pendant la tournée européenne qui précéda la sortie de l’ album, a finalement changé de nom sur l’ album.

Clip Massive Attack : Flat Of The Blade par Ewan Spencer
-  Album : Heligoland
-  Titre : Flat Of The Blade (précédemment appelé « Bulletproof Love »)
-  Clip réalisé par : Ewan Spencer
-  Clip sorti en Février 2010 avec la sortie de l’ album Heligoland

Flat Of The Blade par Ewan Spencer

False Flags


-  Date du tournage : 2006
-  Lieu du tournage :  ?
-  Réal. : PAUL GORE
-  Durée : 5mn31s
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Ouverture sur les yeux d’ un jeune homme à casquettes. La caméra recule progressivement, des flammes apparaissent à l’ arrière-plan, 3D s’ insère dans la musique…

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Gros plan sur les yeux du jeune homme. Bizarrement, ce plan m’ évoque celui des yeux du foetus dans Teardrop. Cocktail molotov à la main, l’ homme s’ apprête à lancer son objet.

Par ce clip, on pense évidemment aux émeutes dans nos banlieues en novembre 2005 mais 3D évoque aussi les attentats de Londres. Bref, un monde instable. Un thème récurrent chez Massive Attack, celui de la peur, d’ un monde sécuritaire sans âme…

L’ intégralité du clip est au ralenti, ce qui accentue les images sur le rythme lent des paroles de D. Les flammes(mais aussi la flamme du briquet, symbole de Massive Attack), les actes désespérés de jeunes à la cause perdue…

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Le briquet tombe, le regard de l’ homme est intense mais on le sent perdu…Triste même. Les flammes consument l’ image. Mais sa rage explose lorsqu’ il jette son engin incendiaire, l’ image est sublime, mais l’ acte terrible.

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Au final, une voiture semble condamnée par le feu…Mais le dernier plan nous montre un drapeau européen déchiré par les flammes.

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Ces jeunes sont des euro children dans une Euro Zero Zero…Une Europe en flamme.

Live With Me

-  Date du tournage : 2006
-  Lieu du tournage :  ?
-  Réal. : Jonathan Glazer
-  Durée : 1ère version : 5mn35s – Terry Version : 3mn57s

Voir le clip
Real player : High Low
Windows Media : High Low

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Une jeune femme rentre dans un drugstore, par une nuit londonienne. Ainsi commence le processus d’ auto-destruction d’ un être qui semble au paroxysme du désespoir. Elle achète pas loin d’ une demi-douzaine de bouteilles d’ alcool. Des clients s’ en amusent, elle aussi. Une soirée à préparer. Mais non.

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Cette jeune femme est alcoolique. Sur le chemin du retour, la voix plaintive de Terry Callier se fait entendre. On pense à Unfinished Sympathy, cette femme marchant dans la rue au beau milieu d’ anonymes, comme elle…
Sous les yeux d’ un spectateur impuissant, elle vide la moitié d’ une bouteille d’ un seul trait. Aucune piste n’ est donnée…Une dépression anonyme comme tant d’ autres, nous ne savons rien d’ elle, elle n’ est que le reflet d’ une souffrance universelle.

Gros plans sur cette fille, l’ alcool qui descend au fur et à mesure qu’ elle s’ enivre…Une saynète de sa vie qui part, dans son lit ou aux toilettes. Le téléphone sonne mais elle est n’ est plus de ce monde, elle lui préfère une bouteille parmi tant d’ autres. A l’ inverse de son personnage, la mise en scène est sobre. Voir cette femme ivre ne prête même pas à sourire comme ça pourrait être le cas. Car l’ acte n’ est pas exceptionnelle, on le sent régulier.

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Summum de son alcoolisme, elle se retrouve à errer dans les rues où sa présence ne semble émouvoir personne. Puis vient cette chute….Tout un symbole, une chute aux enfers pour mieux remonter vers la lumière. Cet air provenant du sol semble l’ apaiser, la faire renaître…

Ce clip est, une fois de plus, l’ occasion pour Massive Attack d’ évoquer les travers de la condition humaine, le rejet de l’ autre, le manque de solidarité. La solitude qui amène à la souffrance. Ce qui explique ce clip très simple mais ô combien symbolique.

-   Version 2 : ‘ Terry Version’

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Gros plan sur la bouche de Terry Callier, en attente. Sa complainte débute, un halo de lumière, idéalement placé, semble sortir de sa bouche.

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Second plan, Callier regarde la caméra, le spectateur. Son regard exprime toute une tristesse. Puis retour sur cette bouche jusqu’ à la fin du clip, malgré un dernier plan muet sur le visage de Terry.

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Un clip sobre, on ne peut pas dire le contraire, il n’ aura pas nécessité de grands moyens. Néanmoins, toute la force mélancolique de cette chanson est communiquée et c’ est bien là le principal.

Daydreaming


-  Date du tournage : septembre 1990
-  Lieu du tournage : Londres
-  Réal. : Baillie Walsh
-  Durée : 5mn17s

Daydreaming

Par ApOk
Baillie Walsh n’ a à son actif que des clips de Massive Attack et une apparition dans le film Love is the Devil de John Maybury. Comme l’ affirmait 3D, il est intéressant de noter que la narration est liée à la chanson. Pour ce premier clip de Massive Attack, la vidéo est en noir et blanc. Le plan s’ attache aux personnages qui chantent (plans sur Shara Nelson lors du refrain, sur Tricky et 3D lors des couplets). L’ histoire prend place dans une bicoque plutôt glauque, mais la photo est assez sobre par rapport au lieu. Le noir et blanc est très propre, seuls les éléments nous montrent l’ atmosphère plutôt sale. La mise en scène est assez mobile, la caméra se promène dans le lieu, entre les personnages. Personnages différents et plutôt atypiques : Tricky et 3D, les enfants de la maison, une diseuse de bonne aventure, Mushroom qui s’ affaire à capturer des insectes….Le contraste entre la chanson et le clip est très intéressant et au final le clip colle très bien.

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Unfinished Sympathy


-  Date du tournage : janvier 1991
-  Lieu du tournage : Peico Avenue, Los Angeles
-  Réal. : Baillie Walsh
-  Durée : 5mn20s

Unfinished Sympathy

Par 3D
LE clip de Massive Attack !!! Ingénieusement filmé en un seul plan séquence, magnifié par la musique et la mise en scène, ce clip s’ est gravé à jamais dans les mémoires. L’ action se déroule dans une rue de Los Angeles.
Ouvrant le plan sur une bande, la caméra virevolte quelques instants avant de suivre la complainte d’ une femme (Shara Nelson). Placé face à elle, ou tournant autour d’ elle, nous suivons la traversée mélancolique de cette femme, chantant son désarroi, ses doutes quant à l’ amour. Observez attentivement les arrières plans, quelques personnages inattendus s’ y cachent ;-) !

« La première fois que nous avons vu le clip, nous avons été vraiment malheureux de constater que ce qui devait se produire ne s’ y produisait pas… Le cameraman était fatigué en fin de journée, et il a laissé passer beaucoup de détails importants. Nous avons été déçus dans un premier temps, mais rétrospectivement, c’ est un clip fantastique. »

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Par ApOk
Baillie Walsh reprend du service pour le collectif de Bristol et signe là un clip magnifique (à chanson magnifique clip magnifique quoi de plus normal). Ce clip a la particularité d’ être tourné en plan-séquence (ce qui amène à des plans où l’ on voit le reflet du cadreur dans des vitrines). Los Angeles nous est montré sous un autre jour (mais avec une photographie familière) : les déchus de la société, les minorités ethniques,…Une véritable Cour des Miracles. Shara Nelson amène le mouvement, la caméra la suit. Les « caméos » de Massive Attack sont amusantes : Daddy G joue un père de famille (comme il le fera plus tard dans le clip de Protection), 3D joue un homme qui peut être ce que l’ on veut, derrière cet imperméable, travaille sûrement un homme en freelance… enfin Mushroom comme dans Daydreaming apparaît comme un Géo-Trouvetout…

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Safe From Harm


-  Date du tournage : avril 1991
-  Lieu du tournage : Disused tower block, East London
-  Réal. : Baillie Walsh
-  Durée : 4mn57s

Safe From Harm

Par 3D
Ici, le ton est donné d’ entrée : la caméra ouvre le plan sur un animal mort avant de se diriger vers une immense tour peu accueillante… A l’ intérieur, des voyous peu scrupuleux (3D et Mushroom) empêchent une femme (Sara Nelson) de prendre l’ ascenseur, et l’ obligent à s’ engouffrer dans les oppressantes cages d’ escalier. L’ insécurité est omniprésente, palpable, chaque étage comportant son lot de silhouettes inquiétantes… La caméra suit l’ expérience traumatisante de cette femme confrontée quotidiennement à la violence urbaine.
Persécutée par les voyous, se sentant en danger, la femme accélère son pas jusqu’ à arriver chez elle, où elle se précipite vigoureusement vers son seul lieu de refuge…

A noter que la version que l’ on entend dans ce clip est différente de celle de l’ album.

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Par ApOk
Baillie Walsh ayant réalisé tous les clips des singles issus de Blue Lines, il est donc logique de le retrouver encore une fois à la mise en scène. Comme pour Daydreaming, Walsh adopte le noir et blanc avec une nette distinction des blancs. Une fois de plus, Shara Nelson est au centre de la vidéo et une fois de plus elle amène le mouvement. La caméra la suit dans les escaliers, qu’ elle a dû emprunté suite au barrage par les deux énergumènes joués par 3D et Mushroom. Plus Shara Nelson progresse dans les étages, plus on sent chez elle une rage de vaincre, prête à en découdre avec les deux. Ils la suivent, l’ observent. Le rythme s’ accélère. Le suspense augmente. Finalement Shara arrive devant sa porte et rentre sans souci. Elle est chez elle….Safe from Harm justement.

NB : il est amusant de voir un enfant portant le masque de Freddy Krueger le boogeyman d’ Elm Street.

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Be thankful for what you’ve got


-  Date du tournage : janvier 1992
-  Lieu du tournage : Raymonds revue Bar, Londres
-  Réal. : Baillie Walsh
-  Durée : 5mn28s

Be thankful for what you’ ve got

Par Dissolved Girl
Là encore, absence des membres du groupe dans ce clip. Une strip-teaseuse arrive dans la boîte ou elle bosse, le walkman vissé sur les oreilles. Elle écoute et fredonne « Safe from harm ». On la suit et on découvre la loge des strip-teaseuses. Puis passage à une autre fille qui fait son entrée en scène : costume rose bonbon, perruque blonde platine, kitch à souhait… elle va ensuite nous faire son numéro. Un strip-tease dans les règles de l’ art qui justifiera d’ ailleurs le passage du clip tard dans la nuit dans l’ émission « Sexy clips » de M6.

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Par ApOk
Baillie Walsh s’ attaque donc à mise en scène plus lumineuse mais qui, dans le fond n’ en reste pas moins sombre. Car malgré la bonne humeur de cette danseuse, on sent une certaine misère du métier. Ce n’ est pas le Lido et encore moins le Crazy Horse. Encore une fois, c’ est une femme qui amène le mouvement dans ce clip (après par deux fois Shara Nelson). Le show de la danseuse est assez dynamique (comme la danse en fait), elle chante en play-back la chanson. Le cadre est assez serré sur l’ élément du show (une espèce de cage d’ ascenseur). La caméra n’ hésite pas à verser dans le voyeurisme, l’ anatomie de la danseuse est plus qu’ exposée et lorsque le rideau se referme, un cycle se finit, le public part…Who’ s next ?

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Sly

-  Vous trouverez ICI une passionnante interview de Stéphane Sednaoui concernant la réalisation de « Sly ».

-  Date du tournage : 23, 24, et 25 octobre 1994
-  Lieu du tournage : New-York
-  Réal. : Stéphane Sednaoui
-  Durée : 5mn15s

Sly

Par Dissolved Girl
3 univers : une rue de New-York, aux buildings interminables qui semblent constituer une sorte de prison, remplie de Golden boys, un sentiment d’ oppression limite de folie. Un paysage très zen, verdoyant, des couleurs très vives, un moine tibétain, une danseuse indienne. Un décors psychédélique, image en couleurs, en négatif, des formes, des silhouettes. 3 personnages : 3D, Daddy G, Mushroom. Chacun dans l’ un de ses univers. Et une jeune femme, Nicolette, le fil conducteur qui nous transporte d’ un univers à l’ autre. Magnifique, en geisha. Le rythme s’ accélère, les univers s’ entremêlent et nos personnages défilent inlassablement déchirés entre le réel et l’ imaginaire.

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Par ApOk
Stéphane Sednaoui est un grand clippeur (bien que moins médiatisé que le trio Gondry/Jonze/Cunningham). Par ailleurs, il a réalisé pour Madonna, REM, Björk, U2 ou encore Tricky dont il est devenu le réalisateur fétiche.

Il peut même se targuer d’ avoir par son travail, apporté un nouveau souffle. Dans le monde de la video, des personnes comme Jean-Baptiste Mondino se sont montrés finalement très réceptifs et inspirés par la génération de S. Sednaoui… (il est ici utile de casser une idée reçue : Stéphane Sednaoui n’ a jamais été l’ assistant de Mondino).

Il est aussi photographe pour de grands magazines tels que Vanity Fair, le New-York Times etc… Adepte de belles images léchées, dans ce clip de Massive Attack, Sednaoui laisse libre cours à son imagination et nous livre une oeuvre psychédélique (du moins c’ est le terme qu’ on lui aurait donné dans les années 70). Les images de l’ espace rappellent 2001 de Kubrick. Les personnages peuplant le clip ont l’ air déphasés comme happés par « ce trip ». Le tout baignant dans le rythme de « Sly ». Il n’ y a pas de réelle progression narrative, il s’ agit surtout d’ un clip très visuel. Le montage est épileptique, la photo très soignée, les thèmes sont nombreux sont pour autant s’ y arrêter. A la fin du clip, le rythme s’ accélère (alors qu’ il était déjà très rapide), et nous plonge dans une descente sans fin du « trip »….

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