Biographie
Originaires de l’Ouest parisien, les fondateurs du groupe racontent dans leur musique des histoires isolées ou liées parfois, ayant pour décor les “beaux quartiers„ de Paris. Les personnages mis en scènes évoluent ainsi dans un monde à la fois froid et solennel, mais aussi chaleureux et soudé. Le passage de l’un à l’autre crée des ruptures que SmoKing AFter a tenté d’exploiter.
A 24 ans, Nicolas du Fou, après des études de gestion, travaille aujourd’hui dans le secteur du conseil. En 1997, au milieu de la vague techno, il fonde un groupe avec deux amis, “DH„.
C’est ainsi qu’il s’initie progressivement à la musique assistée par ordinateur (MAO).
Du même âge, Kilian O’Neill travaille également dans le secteur du conseil, après des études de marketing. De la musique classique, il devient, en passant par le rock, DJ dans des soirées privées.
Sa rencontre avec Nicolas, en 1997, le décide pour la musique électronique.
Ce n’est qu’en 2001 que des premières compositions communes sont identifiées comme provenant d’un groupe et non d’une simple collaboration de talents. Baptisé SmoKing AFter, ce dernier rencontre en 2003 Le Regard Sonore (Emmanuelle Reyss / Arnaud de Buchy) et lui confie son premier opus, “Impasse„ (2004), pour lequel Pauline de Bellescize est invitée à chanter.
Discographie
“Impasse„ (2004)
Liens
Site officiel du groupe
Impasse site dedié à l’album
Reviews du 1er album “Impasse„ par CharlyCha :
Je dois dire que lorsque j’ai reçu ce matin là, l’ “Impasse„, le premier album de SmoKing AFter, j’ai été agréablement surpris. La présentation (Digipak) est vraiment soignée. L’ensemble des visuels est très professionnels ainsi que le livret de 8 pages, comprenant les paroles et décrivant l’univers de ce que peut être une "After" dans une atmosphère et un esprit embrumé... ("Smoking").
L’ambiance décrite par les visuels est en accord parfait avec l’ambiance sonore. Dés les premières notes de "Smoking After [solitude]" , composées de basses, craquellements de disque vinyles, rythmiques, piano électrique et cuivre (en sourdine tout de même ;)), le groupe nous mène dans une impasse sombre des beaux quartiers de Paris. Les thèmes sont immédiatement posés, nous voilà dans l’Impasse de SmoKing AFter.
"Marée lunaire" arrive, et la voix de Pauline de Bellescize nous accompagne sur les pavées de cette impasse, toujours. Elle, de plus en plus belle, deviendrait t’elle plus sombre ? Etrange, pourtant, les mélodies sont là, toujours, de plus en plus remarquables et inoubliables... étrange phénomène que voilà... "Marée lunaire" ne demande qu’à être réécoutée...
Nous rencontrons au long de cette impasse, différents titres instrumentaux comme "Opium" , "bar désillusion" , "la chute" qui nous enivre. Les instruments électroniques et acoustiques se côtoient toujours dans une harmonie contradictoire mais parfaite.
Les thèmes et les influences mélangées sont de belles réussites. Comme ce ton plus jazzy de "Better Times" ou de "bar désillusion" . Ils sont de savoureux mélanges du Jazz et de la trip hop. Cuivres et rythmes trip hop se sont donnés rendez vous dans l’impasse...
L’angoisse à sa part dans l’impasse : "la chute" ferait un excellent thème pour un film ou le suspens serait l’acteur principal. Ca nous ferait presque froid dans le dos !
Nous avons eu "rendez vous dans l’oubli" , ou la voix masculine façon rap fait face à la voix mélodieuse de Pauline de Bellescize. Quoi qu’il en soit, la mélodie, toujours elle, était là comme pour dire : ne m’oubliez pas !
Etrange cet "Océan bleu" . Plus entraînant, où le piano électrique prend la part belle face aux rythmes plus marqués. Ici et là, quelques apparitions vocales, semblables à une accalmie dans cet océan agité.
"Passe" , ce passant dans l’impasse. Cette voix, largement modifiée nous interpelle ou nous agace, fan de vocoder ou pas, la démonstration est mélodiquement correcte ! La démonstration peut se faire aussi grâce à "Passe (orchestre)" qui est, quant à elle, une orchestration mélodieuse façon "Classique" plutôt réussie ou les claviers laissent place aux cordes.
Après ce dernier titre, le compteur temps du lecteur CD contenu à tourner... Tiens, il pleut sur ma platine, les gouttes continuent après la pluie. Les gouttes des gouttières laissent place à une piste fantôme... "Marée Lunaire [chillout mix]" . Nous retrouvons avec frissons, les mélodies mixées et les textes de cet excellent titre livré ici dans une version plus sombre encore. Sombre, mais enchantée... Etrange impasse, si étrange que nous ne souhaitons qu’une chose : y retourner.