Spécial « Meltdown Festival 2008 »

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Du 13 au 24 juin 2008, s’ est déroulé le Massive Attack’ s Meltdown Festival (Southbank) à Londres. Un mélange de musique, de politique et d’ art tout à l’ image du groupe. Les directeurs de Southbank : « le mieux c’ est quand il y a une large appréciation des arts à travers plusieurs formes d’ expression et Massive Attack est le choix idéal pour représenter cette semaine de festival en tant que Directeur Artistique ».

Grant Marshall parle du côté musical présenté au festival

A l’ origine, Glenn Max [le producteur de la culture contemporaine au Centre Southbank] nous a approché et demandé si nous voudrions être les directeurs artistiques du festival Meltdown. Nous avons demandé : « Comment ? » Et il a dit : « Envoyez nous juste votre liste de souhaits d’ artistes et nous les obtiendrons pour vous ». Au début, c’ était le cas, mais finalement, nous avons dû nous-mêmes appeler les gens et leur dire quelle grande influence ils ont été et sont pour nous. Entre Glenn et nous, nous avons réussi à faire venir les artistes ensemble.

Meltdown est un excellent héritage. Des directeurs artistiques précédents, je ressens le plus d’ affinité avec John Peel car le sien était le premier show radio et nous y avions l’ habitude de l’ écouter avec de la musique sérieuse. John a eu l’ habitude de jouer un peu de punk, mais était aussi totalement dans le reggae, une combinaison qui a finalement reflété ce que Massive Attack était. Cet éclectisme est aussi représenté dans notre Meltdown.

Stiff Little Fingers et Gang of Four retournent au punk. Stiff Little Fingers est l’ un de groupes favoris de 3D et les flammes sur le logo de MA ont été gentiment repris [la couverture de ] Matériel Inflammable. Mark Stewart est l’ une des plus grandes influences de ma vie. Je le connaissais dans ses premiers jours où son groupe de Bristol « The Pop Group » a apporté de nouvelles choses au punk flirtant avec le funk et le reggae.

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J’ ai aussi toujours aimé le truc d’ Adrian Sherwood, une totale distorsion mais tout le défini exactement avec de lourdes basses. Dans la même voie, nous avons eu de la chance d’ obtenir la crème de la crème de la Dub [Dubstep Chronicles night] – c’ est la musique de maintenant qui a envahi notre imagination.

Nous avons apporté quelques grands noms du passé – nous étions très chanceux d’ obtenir [des légendes electro-pop japonaises] telle que Yellow Magic Orchestra, nous avons remis Grace Jones là où elle devrait être – sur la scène – et tandis que le groupe Gong n’ est pas particulièrement un de mes favoris mais c’ est la grande chose avec Massive Attack c’ est de pouvoir faire venir des groupes qui seront représentés par nous deux.

Je suis aussi vraiment impatient par rapport au groupe Flying Lotus de Californie. La plupart des artistes de hip-hop établis font juste des albums pour les hits, pour qu’ ils deviennent millionnaires et donc pour pouvoir rouler en Bentley. Nous avons choisi Dälek et Flying Lotus car ils représentent un autre côté du hip-hop.

Je n’ ai pas été très impliqué avec Massive Attack depuis un moment. Je me suis occupé de mes bébés, trois enfants en cinq ans, 3D et moi, nous nous ne rencontrions pas vraiment en studio, donc j’ ai pris un peu une année sabbatique pour purifier mon esprit.

Maintenant je suis de retour. Massive Attack va « couvrir et habiller » le festival de Meltdown. Au concert d’ ouverture, 10 nouvelles chansons seront jouées pour la première fois devant la foule anglaise. Le concert de clôture sera un mélange avec quelques surprises, quelques invités, peut-être un orchestre ou peut-être avec Damon Albarn.

Nous allons être là toute la semaine. C’ est notre festival, nous voulons nous assurer l’ accueil de chacun. On ne le prend pas à la légère.

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Robert del Naja explique l’ aspect visuel du festival

Je me suis occupé de la plupart du côté visuel de Meltdown, mais c’ est la première fois que j’ organise plutôt que de créer de l’ art. L’ ouverture du festival pour nous sera avec United Visual Artists, qui travaillent avec les lumières. « Volume » est une continuation d’ expositions réalisée pour le V&A de l’ année dernière.

Nous sommes restés liés avec eux depuis que nous avons commencé à travailler ensemble en 2003 sur notre tournée 100th Window. Nous partageons une idéologie commune en termes comment les lumières devraient marcher avec la musique, cinématographiquement ou la transmission d’ informations. J’ avais un peu près une idée de ce que je voulais faire, mais pas à pas, ils l’ ont étendu et développé. L’ expérience finale est différente pour chaque téléspectateur.

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L’ art est tellement plus intéressant réalisé en collaboration. Être directeurs artistiques du festival est la continuation à une suite d’ évènements que nous organisions quand nous faisions partis de la Wild Bunch [le collectif dont Massive Attack a grandi] : les fêtes d’ entrepôts et les boeufs dans les rues de Bristol. C’ était de faire de tout, de l’ affichage illégal à l’ achat de bières, faire des graffitis etc.. Nous avons apporté exactement la même approche pour le festival. Prenez le remix du soundtrack de Blade Runner. C’ est un évènement unique, sans un budget fou. Les seuls préparatifs qui ont été faits sont ceux avec The Heritage Orchestra, la mise au point des parties des joueurs et quels chanteurs nous pourrions faire venir à cette soirée. Le mixage et le visuel viendront tels qu’ on le sent. Le but n’ est pas que ce soit une super big production : le film le fait déjà pour vous. Nous projetons également quelques évènements à l’ extérieur de Southbank, utilisant cet espace en collaboration avec la fondation des droits humains « Reprieve » pour échanger des idées politiques. Nous avons voulu un élément politique fort.

J’ ai fait une exposition appelée Favoured Nations qui sera présente pour toute la durée. Il s’ agit de ce que ces drapeaux représentent en terme de notre passé colonial britannique. Les drapeaux ont de telles associations territoriales, n’ est-ce pas ?

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Notre histoire a tout du dessin de frontières dans d’ autres pays, la mise en application du commerce, l’ affectation de l’ histoire économique et sociale d’ autres personnes. Mais ce côté de notre passé est devenu obscurci. J’ ai choisi une série de drapeaux qui sont liés avec l’ histoire britannique et désaturé leurs couleurs. Cela déshabille leur identité à un tel degré qu’ ils semblent vagues et obscurs.

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A l’ intérieur du bâtiment, nous avons quelque chose appelé « Wallpaper » par Stanley Dornwood, un travail sur la torture à l’ âge moderne. Le truc apocalyptique qu’ il a fait pour Radiohead est provocateur, j’ aime sa nuance politique. L’ idée d’ utiliser du papier peint est venue de Clive Stafford Smith [le fondateur de Reprieve]. Clive était catégorique sur le fait que l’ humour et l’ ironie fournissent une grande façon de partager des informations. Le papier peint explore quelque chose d’ extraordinaire, quelque chose de terrifiant dans un contexte de quelque chose de très ordinaire.

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Interview du 08.06.2008/Telegraph

Liens

-  Reprieve
-  Stanley Donwood

-  Stanley Donwood myspace
-  UVA

A côté du merchandising, un livre à édition limitée sous forme de programme était en vente avec des commentaires détaillés de 3D et Daddy G sur les groupes invités, les films proposés, l’ art représenté au festival, une page spéciale sur Guantanamo et des photos de Massive Attack et de la période « graffitis ». Programme Meltdown : http://massiveattack.com/wiki/index.php/Meltdown_Programme_2008

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Quelques-uns des artistes invités

-  Adrian Sherwood
-  Aloe Blacc
-  Dälek
-  Earl 16

-  Elbow
-  Fleet Foxes
-  Flying Lotus
-  Fujiya and Miyagi
-  Gang of Four
-  George Clinton & Parliament/Funkadelic
-  George Pringle
-  Gong

-  Graham Coxon
-  James Lavelle
-  Johnny Clarke
-  Kode9
-  Mala
-  Malakai
-  Mark Stewart & The Maffia
-  Martina Topley Bird

-  Michael Prophet
-  Peaches
-  Pinch
-  Pivot
-  Primal Scream
-  Prince Malachi
-  Shape of Broad Minds
-  Skream

-  Stiff Little Fingers
-  The Heritage Orchestra : Vangelis’ Blade Runner Soundtrack
-  The Moody Boyz
-  The Shortwave Set
-  Tunng
-  Yellow Magic Orchestra

Films proposés durant le festival

-  Blade Runner : The Final Cut
-  Fourteen Days in May
-  Taxi to the Dark Side
-  The Night James Brown Saved Boston
-  In Prison My Whole Life
-  Somers Town
-  BUG : Massive Attack’ s videos

Review du concert de Grace Jones du 19 juin 2008 :

Grace Jones a donné un concert, jeudi 19 juin 2008, que ses fans anglais ne sont pas prêts d’ oublier ! L’ ancien mannequin s’ est produite pendant deux heures au Southbank Centre, à Londres. Sur scène, Grace Jones a prouvé qu’ elle était toujours aussi excentrique et en forme qu’ à ses débuts. Les Britanniques se rappellent encore la claque magistrale qu’ elle a flanqué en 1981 et en direct, au défunt Russell Harty, présentateur sur la BBC. Il faut dire que pour être spéciale, elle l’ est ! Celle qui a partagé l’ affiche avec Roger Moore, en 1985, dans Dangereusement vôtre, a été bannie à vie des parcs d’ attraction Disney…

Quoiqu’ il en soit, c’ est une Grace Jones au top qui s’ est démenée sur scène. A la demande de Massive Attack, l’ artiste a repris des titres de son vaste répertoire – allant de ses morceaux disco à ses morceaux des années 80. Les fans ont également pu découvrir quatre chansons inédites qui figureront sur son prochain album, Corporate Cannibal. La sortie de ce nouvel opus est prévue pour le mois de septembre prochain.

Parmi les fans venus la voir, on pouvait compter la styliste Vivienne Westwood, le comédien britannique Noël Fielding, Hot Chip (un groupe d’ électro-pop anglais) et bien d’ autres. Le concert affichait bien évidemment complet. Comme à son habitude, Grace Jones est arrivée en retard… d’ une demie-heure, « un exploit » vous dirons certains. Un écran géant permettait au public de voir la chanteuse qui a fêté ses 60 ans le mois dernier.

Grace Jones est apparue tout en haut d’ un escalier, perchée sur des talons hauts. Elle a descendu volontairement ces mêmes escaliers d’ une manière pour le moins inattendue… sur les fesses. Et, Jones ne l’ a pas fait qu’ une fois ! C’ est ce genre de moments déroutants que les fans étaient venus retrouver à ce concert, du Grace Jones tout craché. L’ artiste n’ a cessé de changer de costume au fur et à mesure qu’ elle évoluait dans son répertoire, apparaissant et disparaissant à sa guise.

A l’ écoute de « This is Life », l’ un de ses nouveaux morceaux, la foule en délire s’ est levée pour l’ acclamer. A un moment, il semblait que Jones ne se souvienne plus des paroles de ce nouveau titre. Puis bizarrement, les personnes présentes ont eu l’ étrange impression que tout ceci n’ était qu’ une mise en scène. Véritable trou de mémoire ou simple envie de jouer avec son public ? Allez savoir…Grace Jones a fini son concert pieds nus, après trois rappels du public ! Un véritable succès. Review du 22/06/2008 – Pour Elle

Liens photos concerts Meltdown

http://www.flickr.com/photos/philipc/sets/72157605991503729/ http://www.flickr.com/photos/philipc/sets/72157605991503729/ ?page=2

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