21 hertz

21Hertz est un groupe de trip-hop Suédois plus que prometteur, né en 2003, composé de 4 personnes : Karin (chanteuse et également violoniste), Krippe (guitare et claviers), Christian (bassiste) et Sylvain le Dj.

21Hertz sait très bien par son originalité et la qualité des ses compositions poursuivre ce que des groupes comme Massive ou Portishead ont commencé dans le monde de la trip-hop, sans parodie aucune. Mais plutôt qu’ un discours autant aller sur leur site ou vous pourrez écouter certains titres, ça va être la claque, je vous préviens !

-  21 hertz pour Massive Attack Area c’ est un peu l’ histoire d’ un coup de foudre.

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MAA  : Comment vous êtes vous rencontrés ? Quelle est la genèse du groupe ?
21 hertz  : Sylvain et Christian se sont rencontrés chez un pote producteur.
Partageant tout deux une passion pour l’ informatique musicale, ils ont commencé à se rencontrer pour confronter leurs expériences musicales et leurs productions respectives.
S’ ennuyant seuls dans leurs studios, ils décident de créer un groupe. Leur but est de créer une musique vivante, live et originale.
Même si le groupe était composé depuis le début de tous ses membres actuels, sa forme était légèrement différente. Christian, Chrippe, et Sylvain avaient leur rôle actuel tandis que Karin jouait du violon. Ce n’ est qu’ après la mise à l’ épreuve de nombreuses chanteuses que le groupe s’ est rendu à l’ évidence : Karin était la chanteuse parfaite (et celle toujours voulue) pour 21 Hertz.

MAA  : Avez vous joué dans d’ autres groupes avant de former 21 hertz ?
21 hertz  : Bien sur. Christian a joué dans plusieurs groupes en France. Principalement Funk et fusion. Puis il a formé un premier groupe avec Karin. D’ autre part, il a participé à de nombreuses productions, soit en tant que bassiste, soit en tant que producteur.

Chrippe a fait parti de nombreux groupes depuis du rock folk acoustique en passant par le rock progressif, le rock symphonique, jusqu’ au hard rock. Il a joué aussi bien de la guitare que du clavier.
Karin a participé à quelques projets avec Christian. Elle a aussi participé à des projets de cabaret/théâtre.
Sylvain a travaillé principalement dans des projets hip hop. En France, il travaille avec quelques groupe de rap de la région de Marseille, et est le DJ attitré du groupe Clair et Précis, produit à l’ époque par Gary des Massilia Sound System. En Suède, il produit quelques rappeurs.

MAA  : Qu’ est ce qui vous a amené à faire du trip hop ?
21 hertz  : Comme on peut le lire précédemment dans l’ interview, nous avons tous des influences différentes. Faire du trip hop, ne fut pas forcement notre but de départ, mais plutôt le produit de nos différentes personnalités musicales.

MAA  : Qu’ est ce qui vous a décidé à faire de la musique ? Y étiez vous prédestinés ? Quel est le passé musical de 21 hertz en quelques sortes ?

Sylvain  : La musique m’ est tombée dessus un peu par hasard. Je ne suis d’ ailleurs pas musicien pour un sou ! Peut être un peu quand même, mais en tout cas pas un génie. Donc je ne suis vraiment pas prédestiné à cela. C’ est quelques fois pour moi un calvaire, comparé aux facilités que le reste du groupe a.
Chrippe  : Mais c’ est bien que cela soit comme ça car tu prends d’ autres chemins qu’ un musicien ne prendrait pas.
Christian  : Pour moi la musique n’ est pas une passion, mais un cancer qui me mange. Pour ce qui est de la prédestination à la musique, j’ y crois dur comme fer.
Karin  : La musique a toujours été une part de ma vie. C’ est un moyen d’ exprimer mes sentiments. J’ ai toujours été engagée dans la musique.
Chrippe  : Je suppose que même si je ne devenais jamais célèbre, je continuerais la musique. Je ne sais pas si on peut appeler ceci de la prédestination, mais je ne pourrais jamais empêcher mes mains de jouer.

MAA  : La composition du groupe a elle évoluée au cours du temps ?
21 hertz  : cf question 1

MAA  : Pourquoi 21 hertz ? L’ idée est née comment ?
21 hertz  : Le groupe a eu pas mal de noms avant qu’ il ne s’ appelle 21 Hertz. Celui que nous avons porté le plus longtemps avant le nom actuel fut « A simple story ». Il correspondait à l’ idée de ce que nous voulions faire en musique : parler de choses simples sans prétention, tels que des sentiments, des ambiances, des sensations.
Pour être franc, nous trouvions ce nom très peu accrocheur et avons cherché très longtemps un nom plus adapté.
Un jour, Christian est arrivé en répèt avec un morceau mixé d’ une manière nouvelle pour nous, où il avait effectué un travail d’ équalisation sur une fréquence particulière (mais pas 21 hertz). L’ idée de prendre un nom correspondant à une fréquence vient de là. Pour ce qui est de la fréquence choisie, elle correspond a celle qui est inscrite derrière la plupart des speakers (limite dans les basses).

MAA  : Comment écrivez vous et composez vous une chanson ? Qu’ est ce qui vous inspire ? Quels sont les sujets qui tiennent à coeur ?
21 hertz  : Il n’ y a pas réellement de méthode. Quelques fois un membre du groupe vient avec un beat prêt, une idée, une mélodie et la soumet aux autres en répèt. Nous essayons et développons ces idées. D’ autres fois, nous prenons un vieux beat et chacun commence à jouer ce qui lui vient à l’ esprit. Les deux méthodes fonctionnent assez bien.

« A simple story » résume pas mal nos sources d’ inspiration. Nous privilégions des sujets communs, en tirons des sentiments, des ambiances, des paysages musicaux. Par exemple, Outside est un morceau sur la séparation entre la mère et la fille. Il exprime la blessure la culpabilité et l’ amour qu’ une mère divorcée ressent pour sa fille.

MAA  : Quelles sont vos influences musicales pour chacun de vous ?
Chrippe  : Toutes sortes de musiques, du moment qu’ elles « connectent ».
Sylvain  : La musique qui me fait triper, c’ est le hip hop. Particulièrement la première vague « new school », du genre 3rd Bass, EPMD ou Eric B and Rakim. Les beastie boys resteront toujours mes favoris.
Christian  : J’ aime aussi un peu tout tant que la qualité est au rendez vous. Je n’ ai pas réellement de groupe favori, mais j’ aime bien des trucs comme Police, Bob Marley,Miles Davis, Pink Floyd, Portishead, Massive attack, Malicorne et bien d’ autres.
Karin  : Je suis de l’ avis de Chrippe. J’ ai des influences diverses de musiques qui « connectent ».

MAA  : Comment est ce que vous vous sentez à quelques semaines de la sortie de votre album ?
Sylvain  : Pauvres !
Christian  : Fatigués.
Sylvain  : C’ est vrai que cet album nous prend beaucoup de temps.
Heureusement il est fini, et il ne reste que quelques formalités à remplir pour le sortir. Mais nous savons que le plus difficile est à venir. Vendre un album en tant qu’ artiste indé n’ est pas une mince affaire, surtout à l’ époque d’ internet et du partage de fichiers.

MAA  : Parlez nous un peu d’ Ocean of time.
Chrippe  : C’ est pour chacun d’ entre nous LE premier album, et c’ est bien sur une satisfaction car c’ est en quelque sorte un rêve qui devient réalité.

Sylvain  : Comme expliqué avant, notre volonté a été de parler de sujets anodins, de la vie de tous les jours.
Christian  : J’ ai cherché a créer des beats très lents, accompagnés avec une basse pas spécialement technique, mais au son imposant. Cela est la base pour poser des harmonies colorées à la guitare et au synthé. Les samples sont utilisés un peu comme du poivre ou du sel dans la cuisine. Sylvain se sert des platines d’ une manière bien plus musicale que dans d’ autres groupes. Dans ce chaos musical vient se poser la voix de Karin ammenant légèreté et fraîcheur. C’ est ce mélange « chimique » qui crée la magie qui se dégage d’ Ocean of time.

MAA  : Qui a réalisé la pochette de l’ album ?
Sylvain  : Mr Qui (http://mrqui.free.fr)

MAA  : Comment les gens vont ils pouvoir se procurer Ocean of time ?
Chrippe  : La distribution n’ est pas trop notre coté fort. Mais il sera possible de commander l’ album sur notre site web, et dans quelques magasins de Stockholm.

Christian  : Il faut comprendre que nous sommes un petit groupe indépendant et que trouver un deal de distribution n’ est pas chose facile pour un premier album, mais je pense que ce n’ est qu’ une question de temps.

MAA  : Pensez vous faire des dates après la sortie de votre album ?
Sylvain  : Nous sommes en train de préparer une tournée pour promouvoir l’ album, mais il est encore trop tôt pour répondre à cette question complètement et annoncer des dates.

MAA  : Avez vous déjà joué en dehors de votre pays ?
Sylvain  : Ca dépend ce que l’ on appelle un autre pays, Christian et moi sommes tous les jours à l’ étranger 🙂 Sans déconner, 21 Hertz n’ a jamais joué en dehors de la Suède.

MAA  : Si vous deviez faire la première partie d’ un groupe, lequel serait il ?
21 hertz  : Pink Floyd

MAA  : Seriez vous partant pour une collaboration avec un ou plusieurs autres groupes ? Si oui, quels seraient ces groupes ?
Sylvain  : Je pense qu’ une collaboration avec un groupe n’ est pas opportune. Notre musique est assez complète, et nous risquerions de nous marcher sur les pieds avec l’ autre groupe. Par contre une collaboration avec un artiste invité viendrait apporter de nouvelles sonorités et serait envisageable. Je n’ ai pas d’ artiste en tête, mais ce serait bien de travailler avec quelqu’ un qui n’ a rien à voir avec la trip hop et de le faire sortir de son champ musical.
Karin  : Ca pourrait le faire avec David Bowie
Christian  : Tu m’ étonnes. Sylvain, tu connais Jean Luc Ponty ? C’ est un violoniste avec qui ça serait bien de faire un track.
Chrippe  : Michael Jackson (rires). (Imitant la voix de Michael Jackson) Hi, it’ s Michael. I will pick up your kids .

MAA  : Que pensez vous de Massive attack ?
Christian  : Qui ? (Rires) D’ après moi le meilleur album est Mezzanine.
Karin  : Moi j’ aimais bien 100th window et Protection.
Chrippe  : La première fois que j’ ai écouté  » unfinished sympathy  » j’ ai été vraiment impressionné. Ca m’ a ouvert les yeux sur la musique électronique.
Christian  : Je pense que Massive Attack est une grande source d’ inspiration autant pour la composition que la production pour tous ceux qui font de la musique électronique.

MAA  : Quel est votre rêve musical ?

Karin  : Le temps et l’ argent pour faire ce que l’ on désire.
Sylvain  : J’ aimerais beaucoup faire un concept album qui raconterait une histoire et qui n’ aurait pas les limites du format d’ un album classique. Accompagné de vidéo et d’ images. Ceci n’ est pas d’ actualité, mais l’ idée a été évoquée plusieurs fois.

MAA  : Nous vous avons découvert sur Massive Attack Area. Quel accueil recevez vous de façon générale sur le net lorsque vous venez parler de votre groupe ? Avez vous une personne qui s’ occupe de votre management ?
Sylvain  : Internet est un moyen fantastique pour se faire connaître, et nous l’ employons autant que possible. Les réactions que nous recevons sont le plus souvent bonnes, mais quelques fois on se fait quand même bien démonter ! Une des critiques que l’ on nous fait le plus souvent est la ressemblance avec Portishead. C’ est assez amusant d’ ailleurs de voir quels débats cela crée sur certains forums. A part cela, nous rencontrons de très bonnes critiques, tant au niveau de la qualité des compositions et de la production. Sinon, nous n’ avons pas de manager, et c’ est bien dommage !
Christian  : il nous manque pas mal de choses, la liste est longue !

mig

-  mig est loin d’ être un groupe inconnu auprès des membres de Massive Attack Area, bon nombre d’ entre nous sont déjà sous le charme de ce trio grenoblois plus que prometteur !

-  Djazia, Mat et Piero ont participé avec plaisir à notre web-interview et nous les en remercions ;o) , bonne lecture à vous ! et pour en savoir encore plus sur eux, leur univers et leur actu : http://www.mig-le-site.com/

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MAA  : Avez-vous passé de bonnes fêtes ? (NDL’ A : les questions ont été posées par les membres début janvier 2005)

(mat)  : Elles sont déjà loin mais oui merci.

MAA  : Parlez-nous un peu de votre rencontre, les débuts…
(piero)  : Au début « mig » était le projet d’ un collectif grenoblois dont seule Djazia est encore aujourd’ hui la représentante. Avec Mat, après avoir fait partie de quelques formations de styles divers, nous en étions à nous initier aux machines et à l’ electro en général dans le cadre d’ un collectif qui s’ appelait « sayat nova ». Nous sommes arrivés dans le projet « mig » en tant que section rythmique au début de l’ été 2000 pour qu’ il puisse exister sur scène. Grenoble est une petite ville avec un milieu culturel assez actif. De nombreux musiciens d’ horizons divers s’ y croisent et se connaissent au moins de vue. C’ était notre cas et ça a tout de suite fonctionné entre nous à l’ idée d’ évoluer dans un univers mêlant electro et acoustique. Tout est allé ensuite très vite et très rapidement. Enregistrement du 6 titres « sad society songs », départ de deux membres du début de l’ histoire et une vingtaine de dates en première partie des sinsemillia. C’ est sur ces dates et ce contexte un peu particulier que nous avons vraiment appris à nous connaître tous les trois et à faire grandir notre envie de partager un bout de route ensemble.

MAA  : Que signifie « mig » ?

(djaz, mat, piero)  : top secret défense 😉

MAA  : D’ où vient l’ idée de ce métissage des cultures ?
(djazia)  : Le métissage n’ était pas un concept fondateur de la musique dans « mig ». Elle se voulait trip-hop, en anglais… Si ce n’ est que le chant était déjà marqué d’ accents et d’ intentions arabes. Par la suite la musique s’ est enrichie de nouvelles sonorités. On a écouté d’ autres musiques par le biais de différentes rencontres et petit à petit cela a teinté notre propre univers.
Puis l’ idée de chanter en arabe s’ est imposée très vite.
Les chansons en arabe sont pour moi de véritables terrains d’ expérimentation. Dans « mig », les textes sont écrits en arabe algérien (et même algérois !) par un parolier que j’ estime être une perle rare ! Ce sont des textes actuels, poétiques et qui puisent des références dans la culture algérienne : la musique, la langue, les images, le patrimoine…
Le but n’ est pas simplement d’ importer des consonances folkloriques mais de proposer un travail d’ écriture original, qui ait du fond en même temps qu’ un intérêt artistique. Avec une telle richesse de sens, mais aussi de sons, on a envie de créer l’ inattendu dans la musique, de confronter des univers. D’ autant que le trip-hop est une musique qui se prête parfaitement aux images évoquées dans les textes.

En cela, le « métissage » n’ a pas été « conceptualisé » au départ.
Il y a des démarches qui deviennent des évidences, qui s’ imposent à soi parce qu’ elles font partie de nous. « mig » est comme un chemin qui révèle les envies de chacun, propres aux bagages culturels et artistiques des uns et des autres : je pense par exemple que chanter en arabe n’ est pas simplement un effet de style mais c’ est aussi un lien avec des origines, avec une langue.
(mat)  : Cela s’ est fait naturellement en piochant les choses qui nous plaisent dans différentes cultures. C’ est également dû à nos origines diverses et à une volonté de ne pas s’ enfermer.

MAA  : Que pensez-vous de la scène electro trip-hop française ?
(mat)  : Pour être tout à fait franc, je ne la connais pas ou peu.
(piero)  : Je ne suis pas trop au courant non plus de tout ce qui se fait mais je suis toujours avec intérêt l’ actualité de nos voisins lyonnais du Peuple de l’ herbe et celle du label Jarring en général.

(djazia)  : Je ne la connais pas vraiment mais je trouve que d’ une manière générale, une vague d’ artistes français plus ou moins dans cet esprit est vraiment intéressante : Meï tei cho, Le Peuple de l’ herbe, Camille, Mélampyre etc…

MAA  : Est-ce facile de trouver ses marques, de s’ imposer par rapport aux autres groupes (plus connus ou en phase de reconnaissance) ?
(mat)  : La question ne se pose pas vraiment dans ces termes. On ne raisonne pas par rapport aux autres groupes, ni en voulant s’ imposer, ni en cherchant à se démarquer ; mais plutôt par rapport aux envies musicales que l’ on a et à la cohérence de notre propre univers sonore.
(djazia)  : Je pense que ce qui importe, c’ est de se placer dans sa musique. Le reste est une histoire de moyens de diffusion que l’ on a plus ou moins pour arriver dans des oreilles qui, elles, choisissent…
Nous avons eu la chance, pour « dhikrayat », de bénéficier d’ une promotion qui nous a fait découvrir à un public. Dans le fond, il ne s’ agit pas d’ évincer les autres, mais de se faire entendre aussi, d’ avancer soi-même dans la diversité de ce qui se fait.
(piero)  : C’ est une question qui est en rapport, comme le souligne Djazia, avec le business musique. En effet l’ impact d’ un groupe sur le public dépend beaucoup des moyens mis en oeuvre pour le faire connaître. Il ne s’ agit pas simplement d’ exister artistiquement mais aussi médiatiquement.

Trouver ses marques, que ce soit pour composer ou pour élaborer une stratégie de développement c’ est aussi faire des choix, des erreurs et continuer en en tirant les leçons. Il y a dix mille façons d’ atteindre ses objectifs ; il faut simplement essayer de rester en accord avec ce que l’ on est.

MAA  : N’ est-ce pas difficile, aujourd’ hui, avec toutes ces sonorités trip-hop/dub différentes de se démarquer et de trouver un créneau original qui sort de la masse ?
(djazia, mat)  : On ne cherche à se démarquer par rapport à ce qui se fait dans le trip-hop électro uniquement, mais d’ une manière générale, parce que ce projet tire aussi ses inspirations d’ autres couleurs musicales, éloignées du trip-hop. Et c’ est en même temps ce qui nous place.
Dans notre travail, on cherche toujours à ne pas tomber dans tel ou tel style marqué même si on en emprunte des couleurs (les sons arabes, les rythmiques ternaires plus présentes sur le prochain album, les rythmes en 7 temps, des samples ethniques, des débits ragga….) Et ce sont ces couleurs, étrangères au trip-hop à proprement parlé, qui nous différencient du même coup.

MAA  : Comment fonctionnez-vous sur l’ écriture, la composition ? (les compos se mettent en place comment ? qui lance les idées de départ ? qui a le dernier mot ? qui s’ occupe des arrangements ?)
(djazia)  : Dans le groupe, tout le monde peut composer, jeter ses idées, proposer des instrumentaux. L’ existence d’ une mélodie ou début de mélodie de chant détermine un travail plus précis sur tel ou tel instrume. Alors, on s’ échange la version, on travaille en atelier pour faire évoluer le morceau jusqu’ à son stade final.
D’ une façon générale, étant sur la même longueur d’ ondes, les choses se bouclent facilement. Chacun donne son avis sur les morceaux jusqu’ à la fin. Et ça fonctionne…
L’ intérêt étant dans la confrontation d’ idées qui débloque parfois des situations, et dans la richesse de la matière proposée…
(mat)  : Les compos viennent de petites idées que chacun propose (grille, formule rythmique, ambiance sonore…) et que chacun enrichi à sa façon. C’ est la sensation que l’ on a ou pas qui a le dernier mot.
(piero)  : C’ est un long processus à chaque fois différent. Tout le monde y participe à un moment ou à un autre. On parle aussi beaucoup des sensations recherchées et de la façon de les réaliser. Il n’ y a pas vraiment de méthode mais une envie certaine de se renouveler et d’ essayer des choses. Djazia prend en charge les mélodies (lead et choeurs) et tout le monde participe aux arrangements. Brain s’ implique aussi beaucoup dans le travail de son et d’ arrangement et nous amène le recul nécessaire pour valider les choses en bout de course.

MAA  : Quelles sont vos influences musicales ?
(mat)  : Toutes les musiques (mais moins les musiques pop et rock) ainsi que la lecture, le cinéma, la peinture…
(piero)  : En vrac : Smoke City, Massive Attack, Portishead, Fugees, Bjork, Nusrat Fateh Ali Khan, Cam, Franck Sinatra, Tom Waits, Finley Quaye, Nina Simone, Donny Hathaway, Michael Jackson, Arthur H, les BO de films…Diverses, elles sont souvent associées à des rencontres.
(djazia)  : Ils ont tout dit au-dessus !!! J’ ajouterai la musique traditionnelle arabe, des rythmiques afro : Oumou Sangare, Rokia traore… Asian Dub… Difficile de différencier ce qu’ on aime de ce qui nous influence à plus ou moins forte dose !! En plus ça dépend des périodes…

MAA  : Qu’ est-ce qui tourne actuellement sur votre platine ?
(mat)  : roots manuva : awfully deep

burhan öcal : jardins ottomans
robert schumman : scenes d’ enfants
george brassens
sayat nova : on s’ en pose

(piero)  : beck : midnight vulture
chopin : suites pour piano
roots manuva : awfully deep

smoke city : flying away
camille : le fil

(djazia)  : oumou sangare
roots manuva : awfully deep
djay-z
rokia traore
camille

MAA  : Pour chacun d’ entre vous, que pensez vous de Massive Attack ?
(djazia)  : Au total, je m’ aperçois que je connais peu… Ce que je ressens c’ est une profondeur de son, et un univers étrange. J’ aime l’ esprit. Je mentirais en disant que je suis fan pour m’ attirer les bons augures des internautes abonnés à votre site !!! Toutefois, je suis intriguée de mieux connaître… Bon… j’ y vais tout de suite… !!
(mat)  : Ils ont ouvert la porte à un tout nouvel univers musical qui n’ existait pas auparavant, ils sont une référence dans ce style-là.
(piero)  : C’ est Arno (Jarsaillon, le concepteur de nos pochettes ainsi que de tout le visuel du groupe) qui m’ a fait découvrir Massive Attack. À la première écoute du « Blue Lines » ça a été la gifle ! Celui-ci, « Protection » et « Mezzanine » tournent encore régulièrement chez moi. J’ ai moins accroché sur la suite mais ça reste un incontournable.

Questions à Djazia :
MAA  : Comment travailles-tu les mélodies vocales ? les textes ? arrives-tu en studio avec tout préparé ou laisses-tu l’ inspiration du moment te guider ?
(djazia)  : Souvent, je commence par improviser à la voix sur une version instrumentale. Le fait de travailler sur ordinateur me permet d’ enregistrer tout ce qui me passe par la tête, les notes, des bouts mélodies, des nappes de voix harmonisées…. Je cherche alors une idée assez pertinente pour en faire un fil directeur, un propos de départ. Bien souvent, je fais de nombreux essais et j’ enregistre beaucoup de voix avant d’ arriver à quelque chose qui me paraisse intéressant !!!
Ensuite, c’ est une succession d’ essais, de recherche de notes, de variations pour arriver à une mélodie complète. Une mélodie peut passer par différentes phases avant d’ aboutir souvent à une forme d’ évidence ! Parfois des mélodies viennent plus vite que d’ autres… Tout est beaucoup question de sensations… Je ne procède pas en la matière d’ un point de vue technique, mais plutôt avec le feeling… Je cherche beaucoup à trouver une justesse de ton, une intention de chant… C’ est très important à ce stade de la composition… La mélodie ne suffit pas, il faut aussi trouver la manière de l’ interprêter… Souvent, ça va de paire.

Les textes sont souvent écrits sur la base de mélodies à quelques exceptions près. Y compris les textes que je n’ écris pas : souvent, le parolier écrit sur la base de mélodies plus ou moins abouties et respecte une métrique, c’ est à dire les longueurs des phrases chantées. C’ est ce que je fais aussi lorsque j’ écris.
Sur « dhikrayat », au contraire, les textes de K.S ont été écrits, puis mis en musique.
Aujourd’ hui, on axe plus qu’ avant le travail sur les mélodies, composées librement sans contraintes de phrases existantes, puis on crée le texte en choisissant les sonorités, en respectant le débit et les intentions suggérées par le chant.

Les textes ont toujours été pour moi une facette de la musique, parfois un outil pour faire exister des mélodies. J’ ai pourtant un rapport de plus en plus intime à l’ écriture. Ce n’ est pas ce qui m’ a amené à la musique, mais j’ y trouve aussi un moyen d’ exprimer de la sensibilité et de l’ émotion…. même en anglais !!!
Les thèmes abordés ont souvent pour origine quelque chose de vécu : une émotion forte, une expérience particulière, une sensation, un état d’ âme transformé en histoire, en images… Parfois aussi, cela peut s’ inspirer de l’ atmosphère musicale d’ un morceau, d’ une intention de chant particulière….

Jusqu’ à présent, j’ arrivais en studio avec mes parties chants prêtes. Il peut toujours y avoir des impros, des essais sur le moment, mais la base doit être solide. Je pense qu’ il est préférable en studio d’ être au point. Pour que justement les idées en plus soient du bonus…

MAA  : Pourquoi fixer les gens dans les yeux pendant les concerts ?
(djazia)  : C’ est une question qui me questionne 😉 je vais ESSAYER de répondre.
Les concerts sont pour moi des moments très particuliers. Ce sont des moments ou on partage quelque chose d’ intime avec des gens qu’ on ne connaît pas. Cette ambivalence me fascine. J’ ai souvent besoin de ressentir les gens, d’ avoir un échange. Parce que le public n’ est pas qu’ une masse, c’ est un ensemble d’ individus…

Ca me touche… profondément… alors peut-être que je cherche à voir ces individus, à accorder des petits moments d’ échange particulier à travers le regard. Ce n’ est pas seulement, un face à face dès lors que vous regardez les gens. Le regard est un échange, un lien, un signe…. Voilà…

Questions à Mat :
MAA  : Sur les compos, tu bosses directement la batterie ou passes-tu d’ abord par des programmations rythmiques sur des softs ?
(mat)  : Ca dépend des compos. ce peut être l’ un, l’ autre ou dès le début un mélange des deux. Ce qui est sûr, c’ est que ça passe toujours par l’ ordi à un moment donné (pour travailler des boucles enregistrées et/ou programmées). Mais la plupart du temps, c’ est dans la tête que ça commence : écouter une instrume et réfléchir à quoi faire dessus. Ensuite se laisser porter sans trop y penser. Chaque morceau a son histoire propre.

Questions à Piero :
MAA  : Comment abordes-tu les compos à la basse, par rapport à un son ? une ambiance ? ou je ne sais quoi ?
(piero)  : Il n’ y a pas de règles ou d’ habitudes. C’ est un curieux et long processus dans lequel la basse n’ a pas plus d’ importance que le reste. Comme tu le dis un son, une ambiance ou une ligne de basse ou de voix peuvent être à l’ origine d’ une compo ou au moins d’ une envie d’ approfondir la sensation qu’ il ou elle inspire. Parfois je me donne certains cadres pour m’ obliger à ne pas tomber dans certaines recettes déjà utilisées ou pour essayer un terrain sur lequel j’ ai moins l’ habitude d’ aller (tempo plus rapide ou choix d’ un instrument particulier…). Je fonctionne chez moi avec un clavier, une guitare, une contrebasse, la basse et les machines. Après les instrumes circulent beaucoup entre nous avant d’ arriver au résultat final. C’ est surtout l’ échange avec les autres qui me fait avancer. D’ une part on se laisse aller en jetant pleins d’ idées en vrac avec la confiance que les autres feront le tri de ce qui est bien ou pas, et d’ autre part nous discutons aussi beaucoup des sensations recherchées. Mat et Brain ont une bonne expérience sur les machines et les patterns batteries donc je ne pousse jamais trop loin la réalisation de ce genre d’ éléments. Je fais souvent le lien avec Djaz avec qui on travaille beaucoup sur les structures et l’ aspect plus chanson du morceau.
Sinon ce sont des envies du moment ou l’ influence de ce qui tourne sur ma platine qui m’ orientent plus ou moins consciemment dans telle ou telle direction.

MAA  : Quel materiel utilises-tu ? (basse, ampli, fx)
(piero)  : Une vieille Jazzbass fender dont je ne connais pas l’ année précise, mais qui est plus âgée que moi sans aucun doute, et une contrebasse.
Pour l’ ampli, je n’ en ai pas. Je suis le plus grand « taxeur » d’ amplis basse de tout Grenoble 😉 mais celui que je préfère taxer c’ est une tête Ampeg à lampes et le baffle qui va avec (8/10 pouces). un jour ‘ ch allah….

Sur scène, j’ utilise la « loopstation rc-20 » de boss pour envoyer certains sons travaillés en amont sur l’ ordi.

Alpha

-  Corin et Andy ont chaleureusement accepté de se prêter au jeu de nos « web-interviews », un petit survol de l’ univers de Alpha et quelques mots sur leur dernier album « Lost in a garden of clouds » sorti à la rentrée 2004.

-  Merci infiniment à eux…

http://www.alphaheaven.com

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MAA  : J’ aimerais savoir comment s’ est passé votre rencontre et comment est née cette envie commune de faire « cette musique ».
Corin  : On s’ est rencontré à Bristol, dans un studio appelé PIJ. J’ y travaillais comme ingénieur, et Andy s’ est présenté avec son projet “Static sound system’ ‘ J’ ai participé à l’ enregistrement de nombreux morceaux pour eux pour le Label Cup of tea. Puis j’ ai eu l’ occasion d’ écouter d’ autres démo d’ Andy, et j’ ai alors pensé que je pouvais leur apporter quelque chose. Après quelques sessions chez Andy, on a lancé « l’ Alpha sound ».

MAA  : Je n’ ose pas vous classer dans un genre musical, mais vous-même, Comment qualifiez vous votre musique ?
Corin  : Le style, c’ est dur à définir… Je pense que c’ est plus ce que vous ne voulez pas mettre dans une musique que ce que vous voulez y mettre. On essaye d’ éviter les Break beats que l’ on utilisait beaucoup dans les projets précédents auxquels nous avions participé. On voulait aussi créer quelque chose d’ assez classique, avec des vrais instruments à cordes et un son assez intemporel… quelque chose pour lequel nous avions besoin d’ argent !

MAA  : Quel est le passé musical de chacun de vous et quelles sont vos influences ?
Corin  : J’ ai grandi dans une famille de musiciens. Mes frères jouaient de la musique, bien mieux que moi, et étaient membres de groupes. Ma mère chantait dans une chorale. Je me suis toujours intéressé au coté enregistrement et à 13 ans, j’ ai commencé à enregistrer le groupe de mon frère. Mes influences sont vastes, étant le plus jeune, mes influences musicales ont d’ abord été ce que les autres autour de moi écoutaient : Beatles, Beach boys, Haircut 100, Elvis, Barbara Streisand, Dave Brubeck, XTC. Puis, plus tard, quand j’ ai pu me forger ma propre identité musicale, ce fut plus électronique : , Orbital, Shamen, The orb etc

Andy  : J’ ai joué (mal !) sur des guitares à trois cordes dans des groupes punks quand j’ étais à l’ école, puis j’ ai suivi les cours d’ une école d’ art ou j’ ai pu approcher les questions de musique expérimentale… J’ ai découvert avec plaisir les bases de ce qui a influencé toute la musique par la suite. J’ ai grandi comme beaucoup, en écoutant ce que mes parents écoutaient, Neil Diamond, les Carpenters, de la Country etc. Le punk ce fut une révélation… Mon Epiphanie ce fut d’ entendre 23 Skidoo dans un club… Puis, de plus en plus, j’ ai écouté Sinatra, Bacharach, Scott Walker, des bandes originales etc. Puis, au fil du temps l’ argent
manquant, j’ achetais des disques pas chers dans des ventes de charité… J’ ai alors découvert un monde d’ obscure brillance…

MAA  : Comment percevez-vous les critiques que l’ on peut faire sur votre musique (presse…) ?
Corin  : Ils disent toujours des trucs assez positifs sur notre musique, rien à redire. Il y a même quelqu’ un qui a dit, je crois, que je sonnais comme Kylie Minogue.
Andy  : il y a eu une ‘formidable’ review dans laquelle ils ont dit : qu’ ils préféreraient se couper les paupières et lire toutes les romans de Jane Austin plutôt que de réécouter notre disque. Ca nous a fait marrer.

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MAA  : Est-ce que vous arrivez facilement à définir précisément le moment où un morceau est fini, ou lorsque vous les réécoutez par la suite vous vous dites que vous auriez pu le faire autrement… ?
Corin  : Je pense presque toujours qu’ on aurait pu mieux faire. Ce n’ est pas facile de décider quand un morceau est OK… le risque, c’ est d’ en faire trop, de perdre son impulsion originelle, les premières vibrations, et de le tuer pour ainsi dire. On a bien senti que certains morceaux de « The Impossible Thrill » ont perdu leur sens premier à certains moments. On a donc fait un effort pour garder les choses plus simples et de ne pas aller trop loin sur « Star gazing »…

MAA  : Comment fonctionnez-vous sur l’ écriture, la composition ?

Corin  : On aborde nos chansons de façons différentes, parfois avec un refrain, parfois en jouant la partie cordes… certaines chansons peuvent faire naître une autre idée pour une autre chanson … On aime bien partir de refrain… mais un bon refrain ce n’ est pas facile !

MAA  : Vous avez sorti vos premiers albums sur le label Melankolic. Pouvez-vous nous dire pourquoi ce label a arrêté ses activités ?
Corin  : Virgin tirait les ficelles chez Melankolic donc ça a été la fin. On voit encore Massive Attack. Il n’ y a pas de malaise.

MAA  : Comment s’ est faite la rencontre avec Massive Attack ?
Corin  : On a fait un single sur un label de Bristol qu’ on a ensuite présenté à Massive Attack, ils ont aimé et demandé plus… On le leur a donné. Ils ont aussi aimé. On s’ est donc rencontré Mud Dock café à Bristol.

MAA  : Est ce que vous avec encore des contacts avec eux ?
Corin  : Oui.

MAA  : « Lost in a… » est un album entièrement instrumental, est ce que malgré tout Helen, Wendy, Martin et Kelvin ont travaillé dessus ?
Corin  : Non.

MAA  : Qu’ en est il de leurs carrières solos ?
Corin  : Et bien Helen travaille sur son prochain album qui, nous l’ espérons, sortira cette année. Wendy devrait aussi sortir un disque cette année.

Kevin a déjà sur le grill un projet appelé ‘’ The Heavy’ ‘ . Ils ont déjà joué en public et cela c’ est très bien passé. L’ album qui arrive est bon, presque fini, et doit juste s’ étoffer. Il y a déjà un morceau à télécharger sur notre site : www.alphaheaven.com

MAA  : Quelle a été votre approche pour « Lost in a… » comment le situez-vous par rapport à « Come from heaven », « the impossible thrill » et « Stargazing » ?
Corin  : Lost in a garden of clouds est né de mix pour le cinéma que l’ on avait enregistré et joué en Europe. On nous a demandé à Andy et à moi-même de refaire des musiques pour certains vieux films et de les jouer avec laptops, claviers, effets etc ; dans des salles de cinéma. On a en fait ré écrit certaines mélodies et on en a écrit d’ autres puis on a mêlé le tout dans un album… un peu comme la bande son d’ un film imaginaire

MAA  : L’ absence de voix créée une sorte d’ uniformité, cet album se prêterait une nouvelle fois très bien à l’ accompagnement d’ un film : a vez-vous déjà composé pour un film ? avez-vous un/des projets dans ce sens ?
Corin  : On adorerait faire une BO. Certaines de nos musiques ont été reprises dans des films, mais on attend toujours que l’ on nous demande de faire une BO !

MAA  : De quels films sont tirés les samples sur le nouvel album ?
Andy  : Je ne peux pas vraiment répondre à cela. La plupart des samples proviennent de sources que les gens trouveraient surprenantes. La loi qui règlemente l’ usage des samples est néfaste à la créativité.

MAA  : Allez-vous partir en tournée ? avez-vous déjà des dates de prévues pour marquer la sortie de « Lost in a garden of clouds » ? (un petit scoop ????)
Corin  : Désolé ! Pas encore de tournée prévue. Wendy attend des jumeaux, elle est donc quelque peu occupée pour le moment, donc on attend. On a beaucoup travaillé sur différents projets, en studio… Je pense que l’ on à facilement 5 à 6 albums dans les ordinateurs d’ Alpha donc on a de quoi faire… Je viens de terminer un album pour Jamie Roberts, ‘Delta’ … Je ne sais pas encore quand il va sortir, mais ce sera sur notre site et notre forum.

MAA  : Votre « nouveau » site web semble très important à vos yeux, est ce que maintenant c’ est vous et uniquement vous qui tenez les reines ?
Corin  : C’ est génial de s’ en occuper. Rien que de s’ occuper de la mailing list c’ est extra… je n’ imaginais pas le nombre de personne qui s’ inscriraient…Nous pensons en, fait que nous ne nous en occupons pas assez… il n’ y a pas assez de téléchargements… mais ça va venir ! Notre forum aussi est cool. Internet c’ est super, ça prend de l’ importance, et c’ est excitant. On envisage aussi de lancer une station de radio prochainement. Pour y jouer les musiques qui nous ont influencé et passer aussi des inédits, des remix…Les auditeurs pourraient se créer des play list de leurs morceaux favoris, on peut même imaginer de lancer des sondages sur des démos que l’ on passerait pour savoir ce que les gens en pensent et que l’ on retravaillerait ensuite. Il y a tellement de possibilités avec Internet. On attends actuellement la version digitale téléchargeable de « Lost in a garden… »

MAA  : Nous connaissons assez mal « Vacant » votre autre groupe, pouvez-vous nous en parler ?
Corin  : Vacant est notre projet danse. On va sortir un Vinyle 12 pouces ‘Dogger’ . On aime tous la « dance music » et c’ est une chance de pouvoir travailler ce que l’ on ne peut pas mettre dans Alpha.

MAA  : Vous avez créé votre propre label « Don’ t touch » quels sont les autres groupes proposés par ce label ?
Corin  : Don’ t touch en est encore à ses débuts… On a d’ autres projets en studio qui pourraient sortir sous Don’ t touch, ou via un label plus important…

MAA  : Qu’ est ce qui tourne en ce moment sur vos platines ?

Corin  : Rien elle est cassée bien que mon « cd player » a eu de tout, de Queen à Tim Buckley.
Andy  : J’ écoute toujours beaucoup de choses assez anciennes, beaucoup de hip hop, les nouveaux disques de Rodney P, Roots Manuva sont supers. J’ écoute aussi des morceaux de dangermouse, starving artist collective, gift of gab, maroon, m.f.doom et j’ ai reçu récemment une copie de « something for everyone » de Sammy Davis jnr